Documentaire d’Audrey Maurion, Alain Moreau et Jean Rozat (2014, 52 min)
1947 : Libérées depuis deux ans, les villes ont faim. Jamais le pays n’aura autant compté sur ses paysans. Oui mais voilà : le monde rural n’est plus dans l’époque. Il est mis en demeure de se moderniser. En quelques années, la mécanisation va le faire passer d’un mode de vie fondée sur la lenteur à celui de la vitesse. La modernisation introduit une révolution dans l’économie et la mentalité paysanne: le crédit. L’endettement contraint à produire plus, donc au recours systématique des engrais chimiques. Productivité et planification se révèlent incompatibles avec le système traditionnel paysan où patriarche, famille et entreprise ne faisaient qu’un. Il implose.
Documentaire de Claire Perdrix (2018, 52 min)
A Cilaos, dans les Hauts de la Réunion, des hommes et des femmes s’évertuent à cultiver la terre malgré les caprices du climat et la rudesse du travail. Ces descendants d’esclaves ou de Blancs sans terres sont pourtant isolés du reste du monde, dans ces terres nichées au pied d’un volcan endormi. Génération après génération, ils perpétuent une agriculture manuelle, familiale et traditionnelle, et s’accrochent à leurs vignobles modestes ou à leurs parcelles escarpées de lentilles. Ces habitants sont attachés viscéralement à ce petit coin de montagne française, perdue au milieu de l’océan indien.
Film de Patrick Buisson (2017, 1h28m)
«Mon pays, attends, je vais t’en parler de mon pays ; c’est obligé. C’est pas que ça compte dans l’histoire, c’est toute l’histoire.» Cette citation de Jean Giono, lue en voix off, parmi beaucoup d’autres extraits de textes d’écrivains qui ont célébré la campagne, illustre parfaitement la vie des travailleurs de la terre. L’existence de ces forçats des champs jaillit à l’écran, magnifiée par les mots choisis de Jean Giono, donc, mais aussi, entre autres, de Pierre-Jakez Hélias, Marcel Aymé ou encore Gustave Thibon. Ces textes vont droit au cœur. Ils nous renvoient à un passé rude fait de tradition et de dignité, de souffrances muettes et de joies discrètes. Un monde qui était celui d’avant la mécanisation généralisée et d’avant le remembrement à marche forcée des parcelles de terre.
« IL A CONNU L’AGRICULTURE DU MOYEN ÂGE » Vidéo de Nicolas Meyrieux (2023, 1h12m)
Le témoignage d’Albert, un des derniers paysans d’une époque qu’on a du mal a croire que c’était hier. Un résumé simple et profond d’une transformation de l’agriculture française mais aussi de l’Humain et de son Paysage. Le monde des « taiseux », quand il s’exprime, vous met un coup dans l’estomac… La dureté du labeur quotidien, culture et éducation, le suicide, l’handicap, l’isolement sociale mais surtout, l’Amour et la Force d’un métier aux valeurs inchangées. Résumé sans fard d’une monde a part qui doit toujours cohabiter avec l’incompréhension du grand public.
RTBF Archives (1977, 20.19m)
« Un matin d’hiver en Gaume, dans le village de Fontenoille, c’est le jour du pain pour Albert Aymon qui vit dans une ferme avec ses deux frères en cette année 1977. Les trois frères, fermiers et célibataires, vivent en économie fermée, uniquement des produits de la ferme ; chacun ayant ses tâches définies.
C’est le jour du pain et c’est à Albert que revient ce travail. »